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03.05.2010

Renaud Lavillenie: «Je suis allé faire du surf au Portugal»

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«Je reviens de douze jours de stage au Portugal, à Lagos. Un coin dont est originaire mon entraîneur Damien Inocencio. Le Portugal, comme l’Afrique du Sud ou les Antilles, est très prisé par les athlètes en cette période de transition entre la saison en salle et la saison en extérieur. La raison principale est que le climat y est plus clément. On a d’ailleurs croisé un groupe d’athlètes britanniques. Mais, paradoxalement, on n’a pas été gâté par le temps. Les trois premiers jours étaient parfaits, mais ensuite on a pris pas mal de petites averses. Ironiquement, ça tombait pile lors de nos plages horaires d’entraînement. Heureusement, j’avais aussi du travail musculaire à faire, donc je suis content de mon stage.

J’en ai aussi profité pour aller faire du surf, pendant mes matinées de repos. Pour l’occasion les caméras de Stade 2 étaient là. Ils m’ont filmé à l’entraînement et pendant les moments de détente. Après, question nourriture, on s’est régalé. Je ne suis pas trop poisson, mais on allait dans un petit resto que mon coach connaît bien et ils nous ont fait du poulet fris. Il y avait de la pieuvre aussi sur la carte, mais je n’ai pas tenté… Les pâtes d’amande en revanche étaient délicieuses!»

14.04.2010

Renaud Lavillenie: «Une perche coûte entre 600 et 700 euros»

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«Aujourd’hui, je vais vous parler de mon outil de travail, la perche. Outil de travail assez encombrant, comme vous vous en doutez. Du coup, pour les transporter, c’est toute une organisation. Surtout quand on s’entraîne à Clermont-Ferrand. Avant, pour les compétitions, je les acheminais par avion jusqu’à Paris. Il y en avait un tôt le matin suffisamment grand. Mais depuis deux ans, il n’y a plus que des petits appareils qui font ce trajet. Du coup, pendant un temps, j’ai dû les embarquer sur le toit d’une voiture. Ce n'est pas idéal. Et puis, cette année, j’ai réglé le problème en achetant un deuxième jeu de perche qui reste en permanence à l’Insep près de Paris.

Il faut savoir qu’une perche fait entre 5 et 5,30m, au haut niveau masculin. Les miennes font 5,10m. Il faut choisir une taille qui permette de faire levier. Moi, si je prenais 5,15m, je n’arriverais pas à passer de l’autre côté de la barre. Ce qui détermine le choix, c’est la taille du perchiste et la vitesse d’élan. Outre la taille, nos perches varient en fonction de leur rigidité. Là, c’est le poids du sauteur qui est déterminant. Par exemple, je ne pourrai pas prendre une perche de Romain Mesnil, plus longue et rigide, et lui ne pourrait pas non plus faire 5,80m avec mes perches.

«Une perche cassée, c’est spectaculaire, mais pas très dangereux»

Personnellement, j’ai sept perches dans mon étui. Comme ça, je peux m’adapter en fonction de la hauteur des barres et de ma forme du jour. Au début, je commence avecles plus souples pour des barres peu élevées, et puis à partir de 5,70m, je prends des perches toniques. De même, on a trois essais à chaque fois, donc si on en rate un, on peut changer de perche pour corriger l’erreur. Actuellement, j’en ai deux que je n’ai jamais utilisées. Elles sont plus rigides. C’est au cas où je me sentirais super bien sur une compèt’.

Dernier détail pratique, une perche coûte entre 600 et 700 euros. Les miennes sont entièrement en fibre de verre. Certains prennent des perches faites d’un mélange de fibre de verre et de lamelles de carbone. Celles-ci sont moins lourdes, mais plus fragiles. Moi, je n’en ai cassées que cinq dans toute ma carrière. Et jamais en compétition. C’est assez spectaculaire quand ça arrive, mais ce n’est pas très dangereux parce qu’on a suffisamment de vitesse pour retomber sur le tapis. En tout cas, je n’ai jamais vu d’accident à cause d’une perche cassée.»

31.03.2010

Antoinette Nana-Djimou: «Je fais partie des Forts potentiels olympiques»

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«Depuis décembre, je fais partie des forts potentiels olympiques, FPO. C’est un groupe d’une quinzaine d’athlètes français créé récemment par la Fédération française d’athlétisme. Le but est de pousser quelques athlètes à la performance avec comme objectif les JO de Londres en 2012. C’est motivant!

Après les championnats du monde en salle à Doha, les FPO présents sont restés au Qatar pour des tests médicaux. Il y avait entre autres Ladji Doucouré, Marisa De Aniceto, Renaud Lavillenie et Teddy Tamgho. Pendant trois jours, on a profité des installations (thalasso, balnéo…). Moi, j’ai fait un test de Biodex, une machine qui mesure les capacités musculaires. Ces examens permettent de prévenir les blessures. On a aussi eu droit à des tests d’étirement. Je me suis rendu compte que je suis très raide. Je vais devoir faire des séances d’étirements tous les mardis.

Pendant les trois jours, on en a aussi profité pour se détendre, apprendre à se connaître entre athlètes. Grâce à ce groupe, on se rencontre plus souvent. On s'encourage en compétition. L’ambiance est bien meilleure qu’avant.»

 
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